Deuxième demi-finale : le récap'

La deuxième demi-finale de l’Eurovision 2026 avait une mission : relever le niveau après une première soirée franchement inégale. Et pour le coup… mission plutôt réussie. Sans être exceptionnelle, cette demi-finale était nettement plus solide, plus moderne et surtout beaucoup plus homogène. Enfin un peu de compétition !

Les 10 qualifiés pour la Finale

Cette fois, les bookmakers ont été irréprochables. L’Australie confirme son immense montée dans les pronostics avec une performance ultra maîtrisée de Delta Goodrem. Vocalement, c’était probablement ce qu’on a vu de plus solide depuis le début de la compétition, avec une mise en scène très “stadium pop” calibrée pour le jury comme pour le public.

Le Danemark décroche logiquement sa qualification après des semaines à être présenté comme l’un des outsiders de cette édition. La chanson fonctionne toujours aussi bien en live.

Qualification méritée aussi pour l’Ukraine. Comme souvent, le pays propose quelque chose de très travaillé visuellement, avec une vraie identité artistique. Certains trouvent la proposition un peu froide, mais impossible de nier l’impact.

L’Albanie crée une très bonne surprise avec une prestation intense et habitée qui a clairement marqué les téléspectateurs. On sent que le public Eurovision adore toujours autant les propositions ethniques sombres et mystiques.

La Bulgarie ouvre le show et réussit l’exploit de ne pas se faire oublier, ce qui est déjà une victoire en soi avec une place de passage aussi compliquée. Très bon accueil en ligne pour “Bangaranga”, jugé fun, efficace et extrêmement mémorable.

La Norvège passe sans difficulté. Ça divisera forcément, mais le televote était écrit d’avance.

Qualification également pour Malte, Chypre, la Roumanie et la Tchéquie. Mention spéciale à la Roumanie qui revient enfin avec une proposition moderne et ambitieuse après plusieurs années compliquées.

Sont donc éliminés : l’Azerbaïdjan, le Luxembourg, l’Arménie, la Suisse et la Lettonie.

Les prestations hors compétition

Cette demi-finale permettait aussi de découvrir les prestations de la France, du Royaume-Uni et de l’Autriche, qualifiés d’office.

La France continue de diviser fortement. Certains adorent le côté très chanson française dramatique de Monroe, d’autres trouvent l’ensemble terriblement daté. Une chose est sûre : vocalement, c’est irréprochable.

Le Royaume-Uni a proposé l’un des moments les plus absurdes de cette édition avec Look Mum No Computer. Impossible de savoir si c’est du génie ou un énorme délire incompréhensible. Internet semble osciller entre “culte instantané” et “dernier assuré”.

Quant à l’Autriche, pays hôte oblige, la production a clairement sorti les moyens. La prestation de Cosmo était visuellement sublime, même si la chanson elle-même laisse sceptique.

Scène, réalisation et ambiance

On confirme totalement notre première impression : cette scène est une réussite énorme. Elle est pensée pour la télévision avant tout, et ça se voit. Certaines prestations prenaient une ampleur folle grâce aux cadrages et aux jeux de lumière.

La réalisation était aussi beaucoup plus fluide lors de cette deuxième soirée. Moins de longueurs, moins de blagues qui tombent à plat, et surtout un rythme enfin maîtrisé.

En revanche, les interval acts restent le gros point faible de cette édition.

L’avis de La Gazette

Clairement : cette deuxième demi-finale était meilleure que la première. Plus compétitive, plus actuelle, avec plusieurs prestations qui donnent enfin l’impression de pouvoir gagner samedi.

Le problème, c’est qu’on a toujours le sentiment qu’il manque LE moment iconique de l’année. Celui qui fait exploser les réseaux instantanément. Beaucoup de propositions sont très professionnelles… mais aussi très calculées.

Pour l’instant, l’Australie, la Finlande et la Grèce donnent toujours l’impression d’avoir une longueur d’avance sur le reste de la compétition. Mais avec un televote aussi imprévisible, tout reste possible.