Après une édition 2025 explosive, inventive et franchement mémorable, l’Eurovision 2026 avait la lourde tâche de célébrer les 70 ans du concours. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat laisse un goût… mitigé.
Ce qu’on garde… et ce qu’on laisse à Vienne
Du côté des réussites, impossible de ne pas saluer la très belle Green Room, inspirée des cafés viennois, élégante sans en faire trop. C'est d'ailleurs ce qui sauve un peu l'édition : l'élégance des infrastructures de la capitale autrichienne ! On note dans ce cadre un Turquoise Carpet plus traditionnel que l'an dernier à Bâle, et à vrai dire cela ne nous a pas déplu !
Autre petit plaisir coupable : le retour de certains artistes marquants de l'édition 2025... même si cela rappelait parfois cruellement à quel point l'édition 2026 manquait d'étincelles.
Mention spéciale aussi à Camille Cerf, qui remplaçait Laurence Boccolini côté commentaires français : une arrivée qui fonctionnait bien mieux qu’on aurait pu le craindre, avec une énergie naturelle et un ton souvent juste.
Côté compétition, le système d’affichage des votes était plutôt efficace pour le décompte final, et le retour de l’ancien système de qualification en demi-finales est une bonne nouvelle.
Quant à la victoire bulgare, elle est loin d’être imméritée. Mais difficile de ne pas soupirer devant ce sentiment de déjà-vu permanent : chaque année, on semble rejouer le même duel et les mêmes polémiques.
Parce que oui, globalement, l’ambiance a peiné à décoller. Même sur place, nos informateurs évoquent une atmosphère étonnamment poussive pour une édition anniversaire. Les présentateurs n’ont malheureusement jamais réussi à insuffler le rythme ou la folie nécessaires, et plusieurs happenings censés faire rire sont surtout tombés dans le “lourdingue”. On est très loin de la spontanéité et de l’humour qui avaient fait mouche en 2025.
Et puis il faut parler du niveau général : trop de prestations vocalement fragiles, des problèmes de justesse parfois flagrants, des performances qui semblaient manquer d’énergie ou de préparation. Pour une 70e édition, on attendait une célébration bien plus grandiose.
Au final, la Gazette retient quelques très belles images et une organisation solide, mais aussi un vrai sentiment d’ennui. Pas catastrophique, jamais totalement raté… simplement oubliable. Et pour une édition anniversaire, c’est peut-être le plus gros problème.
